De 30 à plus de 200 ouvriers
La plupart des ouvriers et des contremaîtres sont recrutés dans les villages environnants, par petites annonces ou par recommandation. Quelques compagnons allemands complètent les effectifs, notamment l’équipe des charpentiers.
Les ouvriers ont en charge le gros œuvre (déblaiement, échafaudage, taille de pierre, etc.) et la fabrication des éléments en bois (volets, galeries, charpentes, etc.). Le bois est fourni par des scieries locales.
Les travaux spécialisés en plomberie, gouttières et éléments en cuivre ainsi que l'artisanat d'art (fabrication des poêles en céramique, réalisation des modèles en plâtre pour les sculpteurs, etc.) sont confiés à des entreprises extérieures, en majorité allemandes.
De nombreux corps de métier
De nombreux corps de métier sont représentés : carriers, tailleurs de pierre, maçons, machinistes, serruriers, charpentiers, forgerons mais aussi aubergiste et cantinière. Un bistrot, une cantine et des dortoirs sont installés sur le site pour les ouvriers, comme le raconte le fils du contremaître des charpentiers :
«Le rythme hebdomadaire de travail était de six fois dix heures. Les ouvriers et employés avaient la possibilité de prendre les repas à la cantine et de se coucher dans des dortoirs.
D’une manière générale, tous les ouvriers profitaient de ces avantages et ne rentraient que le samedi, à pied bien entendu, car il n’y avait pas d’autre moyen de locomotion. Le temps du trajet aller-retour était de trois heures.»
Citation extraite de
Chronique d’une famille alsacienne par H. BRENNER, fils du contremaître
Henri BRENNER, fin 20
e siècle
Ces installations ne signifient cependant pas que les effectifs sont les même tout au long de l'année : d’après les registres de cotisations payées à Sélestat, le nombre d’ouvriers passe, au fil des saisons, de 30 à plus de 200 !