La vie de chantier
Charles Dickely
Serrurier à Orschwiller (village situé au pied du château), devient responsable des artisans du fer. Son équipe réalise l'ensemble des ferronneries (serrures, herses, chaînes, etc.), installe les machines et assure leur maintenance.
Jusqu'en 1905, il monte tous les jours à pied. Puis il loge sur place, au-dessus de la forge, et installe sa basse-cour à l'Oedenburg ! Après l'inauguration, il réalise encore quelques décorations, dont la grille de la salle du kaiser qu'il forge avec son fils Armand. Parallèlement, il conduit des visites guidées du monument.
Henri Brenner
Le chef des charpentiers. Il est déjà reconnu dans la profession lorsque Bodo Ebhardt le sollicite pour devenir contremaître, directement sous ses ordres. Il se marie en 1905 et monte alors tous les jours au départ de Châtenois (village à une dizaine de km du monument) où ses descendants résident toujours.
Il participe aux travaux de finition jusqu'en 1910. En 1908, il est récompensé pour son travail et reçoit la médaille du souvenir en bronze, dont seulement neuf exemplaires furent offerts.
Les rémunérations
Charles Dickely et la cantinière Rosalie Gassmann sont rémunérés mensuellement. Suite à une grève conduite en mai 1902, les carriers sont rétribués à la tâche (c'est-à-dire au nombre de pierre taillée). Tous les autres ouvriers sont payés à l'heure, tous les quinze jours.
Ils bénéficient en outre de caisses de retraite et d'assurance maladie et invalidité. A partir de 1904, des indemnités sont également versés aux ouvriers accidentés et à leur veuve. Ces indemnités sont prélevées sur le droit d'entrée instauré cette même année. En effet, durant toute la durée des travaux, le château reste ouvert. Le droit d'entrée compense le temps que les ouvriers passent à accueillir les visiteurs, de plus en plus nombreux.